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Posts Tagged ‘Quebec’

Her given name is Myung-Sook. Her surname is Kim.

This body I call mine belongs to her.
I grew stronger while she became weaker.
I began to talk when she began to lose her talk.
I was given a name when she lost her name.
I was born when she was buried.

I am because she is.
I live with her memories in her body.
I remember her past life in Korea when I didn’t exist yet.
She was proud of being a Korean.
She thought she was pretty with her beautiful big eyes.
She loved her name and was proud of it.

She’s not because I am.
Her life began to end when I learned to say and write my name.
My name is Kim Goudreau. I’m a Quebecoise de souche (“old stock Quebecker”).
I’m ashamed of Korea and being a Korean.
I wish I was entirely White.
I hate my ugly slanted eyes and my flat nose that make me a foreigner here.
I loathe my middle name, Myung-Sook. It sounds too Chinese and it’s irritating to my ears, just like fingernails being scratched on a blackboard.

Myung-Sook and I are totally different but we were one at the beginning of my life/at the end of her life.
This hand I call my hand wrote her name everywhere while she was dying.

She’s buried deep within me.
She’s my departed true self.
I am not me, I am her.

Every cell of my body yearns for her.
I’m homesick with grief when she yearns for her home country.
I’m wistful when she yearns for her lost language.
I’m nostalgic when she yearns her lost name.
I want to die when she yearns for her departed true self.
I want to die so that I can be reborn as her, my true self.

*hiraeth: a homesickness tinged with grief or sadness over the lost or departed; a mix of longing, yearning, nostalgia, wistfulness, or an earnest desire for the past.

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I’m Quebecoise. She’s Korean.
I’m a Scorpio. She’s an Aries.
I was conceived when she was made a paper orphan.
I was bought, she was sold.
I was being born while she was dying.
I grew stronger while she became weaker.
I began to talk when she began to lose her talk.
I was given a name, she lost her name.
I was born when she was buried.

I’m not me. I’m her.
I live in her body with her memories and her ghost.
I lost my true self when I lost her.

I’m Quebecoise.
You snatched away everything but my memories.
You penetrated me forcefully with your mother tongue, your thought and your culture
while emptying me of my mother tongue, my thought and my culture.
I speak like you.
I do things like you.
I think like you.
I have a French Canadian name.
But you reject me because I’m Korean.

She’s Quebecoise. I’m Korean.
She’s a Scorpio. I’m an Aries.
She was created when I became a paper orphan.
She was exported from her country, I was imported to this country
She was being born while I was agonizing.
She grew stronger while I became weaker.
She began to talk when I began to lose my talk.
She was given a name, I lost my name.
She was born when I was buried.

She lost her true self when I lost my self.
She is because I am.
She’s not her. She’s me.

I’m Korean
I lost our talk.
I lost our culture.
I lost my self.
I lost my identity.
I lost everything but my memories of our life together,
because you rejected me, sold me, kicked me out from our land, exported me to a foreign land when I was a little girl.

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(While Quebec adopters are complaining about the long wait to buy a child abroad….)

In the video above,  Joël Legendre (a Quebec celebrity who adopted a Chinese boy in 2004) wishes  international adoption to be much easier. He thinks it has became too complicated to adopt, for example in China. He doesn’t understand why, when they are millions of children who are only waiting to have parents. He wants it to be much simpler and easier to adopt children all over the world because there are endless lists of parents here and around the world who want children, and children who want parents …

En Chine, un père continue à chercher son fils enlevé il y a huit ans…

(In China, a father continues to search for his son abducted eight years ago…)

et des milliers de parents souffrent l’agonie de Xiao [le père sur la vidéo ci-dessus] chaque année

(and thousands of parents experience the agony of Xiao [the father in the video above] every year)

father vanMore details on/Plus de détails sur BBC News.

“Le gouvernement chinois  ne fournit pas de chiffres mais le Département d’État des États-Unis estime que 20 000 enfants sont enlevés chaque année, ou 400 par semaine. Les médias chinois avancent que  le chiffre réel pourrait même être 200 000 par an, quoique la police rejette  cette estimation plus élevée. — Un petit garçon peut se vendre jusqu’à 100 000 RMB (16 000$US), il est indiqué, le double du prix pour une fille. — Une fois enlevés, les enfants sont le plus souvent vendus pour l’adoption mais certains sont obligés de travailler comme des mendiants pour les gangs criminels. La grande majorité de ceux qui sont enlevés sont tout simplement perdues à jamais. — Le trafic d’enfants a d’abord reçu une grande couverture médiatique en Chine il y a 12 ans, lorsque la police dans la province de Guangxi a découvert 28 bébés à l’arrière d’un bus qui avaient été drogués pour les faire taire et ensuite bourrés à l’intérieur des sacs en nylon, où l’un est mort de suffocation. — Mais tout comme les autorités ont intensifié la lutte, au cours des dernières années, les trafiquants d’enfants sont devenus plus sophistiqués.”

Les parents chinois sont en concurrence avec les candidats étrangers pour adopter des bébés en bonne santé

(Chinese parents compete with foreign applicants to adopt healthy babies)

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More details on/ Plus de détails sur Global Times.

  “Il leur faut de 9 à 10 ans en moyenne pour adopter un enfant en bonne santé à partir des orphelinats de Shanghai — Pour les familles qui sont confrontées à des problèmes de fertilité, l’adoption est désormais leur seul espoir d’avoir un enfant en santé — Des orphelinats dans certaines provinces ont même été accusés d’accorder une priorité spéciale aux familles étrangères sur leurs homologues chinois. — En raison de la pénurie d’enfants adoptables en bonne santé, beaucoup de gens se sont tournés vers un marché clandestin pour trouver des enfants des trafiquants.”

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This is my personal experience as a Korean adoptee in Quebec, the only Canadian province that has prodominantly French-speaking population. For English version please see below.

Ceci est une liste (non ordonnée) de certains des moments où je sais (savais) que je n’appartiens (n’appartenais) nulle part dans le pays où je vis (partie A) et dans le pays d’où je viens (partie B). C’est en somme mon expérience personnelle en tant qu’adoptée coréenne au Québec.

Partie A) Tu sais que tu n’appartiens nulle part quand …

1. des inconnus  te demandent d’où tu viens ou ta nationalité.

2.a) ta réponse à la question “D’où tu viens?/D’où vous venez?” est suivie d’autres questions ou commentaires tels que “D’où tu viens pour de vrai?” – “Je veux dire c’est quoi ton pays d’origine?”, “Je voulais dire où vous êtes née?” – “Je veux dire quelle est  votre nationalité?”, “C’est drôle, je croyais que vous veniez de la Chine.” – “On se le demandait parce que ça se voit que vous n’êtes pas d’ici.” – “Je me le demandais parce que j’ai un collègue qui vient du Vietnam.” – “… parce que je m’en vais en voyage en Thaïlande dans deux semaines”, etc.

b) ta réponse à la question “quelle est ta nationalité?” est suivie d’autres questions ou commentaires tels que “je veux dire ta vraie nationalité” -“je veux dire la nationalité de tes parents?”- “c’était quoi ta nationalité avant de devenir Canadienne?” – etc.

3. des inconnus te demandent ton ethnie ou plus précisément ils demandent si tu es Chinoise, Vietnamienne ou Japonaise.

4. a)  tu es avec tes parents et les gens te parlent en anglais alors qu’ils parlent à tes parents en français,  même vous leur avez dit que tu parles français.

b) les Québécois  blancs  te disent que tu parles bien le français ou ils te félicitent de si bien parler le français.

c) ils te parlent très tranquillement (en français) pour être sûr que tu les comprennes.

5. on te menace de te faire du mal ou on te fait du mal (verbalement ou physiquement) parce que tu as une face de Chinoise.

6. tu entends une enfant demander pourquoi tu es différente puis sa mère lui répondre (touchant la partie du nez de l’enfant où la tienne est plate) : “C’est parce que gens-là, ils n’ont pas ceci.”

7. tes parents t’emmènent à une église de communauté coréenne (car  tu ne parles pas leur langue et tes parents sont différents des autres parents et tu te sens seule, rejetée et différente autant que quand tu es à l’école ).

8. a) des inconnus ou voisins t’appellent “la maudite Chinoise” ou “la p’tite Chinoise”.

b) un(e) enfant crie en te pointant du doigt, “Regarde maman, une Chinoise!”

c) un(e)/des enfant(s) te fixent des yeux (manifestement à cause de tes yeux bridés ou quand des adultes te regardent (manifestement parce que tu as une apparence d’étrangère) .

9.  au lendemain du jour de ton premier vote, une collègue de classe en colère sous-entends que tu n’es qu’une immigrante qui ne devrait pas avoir le droit de voter.

10. ton vote au référendum s’appelle “un vote ethnique”, alors que les votes de tes parents s’appellent “liberté de choix”.

11.  a) on te dit que tu n’as qu’à retourner dans ton pays si tu n’es pas contente.

b) tu es anxieuse à chaque fois que tu entends un(e) Québécois(e) blanc(he) dire: “qu’ils retournent dans leurs pays s’ils sont pas contents.”

12. ta collègue de classe dit que son chum hait les immigrés, puis elle te regarde et  te dit: “oups, je m’excuse, mais c’est ça, j’y peux rien.” (Sachant que ta collègue est d’origine italienne, tu te dis alors que si seulement tu avais la peau de tes parents, personne ne te rejetterait.)

13. a) au moment où tu es devant la porte de ton appartement (à Montréal),  tu entends une femme qui visite l’immeuble demander au concierge: “Y en-as-tu ben gros des gens comme elle, ici?” et tu entends le concierge lui répondre à voix basse qu’il n’y a pas trop de gens comme toi.

b) ta mère te fait remarquer que dans l’immeuble de son condo en Floride, il n’y a pas de Noirs (parce que selon un règlement de condo tout acheteur doit être référé par un propriétaire de condo et être approuvé  pas tous les membres du conseil d’administration. “C’est raciste”, te dit-elle, “mais  la présence des Noirs dévalueraient les prix des condos”) et tu remarques qu’il n’y a pas non plus d’Asiatiques (très probablement pour la même raison) et tu te rappelles ce jour où une femme blanche a dit en parlant de toi, “Y en-as-tu ben gros des gens comme elle ici?”

c) tu visites des maisons et ta tante qui t’accompagne pour t’aider dans le choix d’une maison te dit, “N’achète pas ici, c’est pas bon. Il y en a trop de ces gens-là (des familles musulmanes); toutes ces voiles (femmes musulmanes) vont faire dévaluer ta maison et plus tard tu n’arriveras jamais à la revendre à un bon prix… ” et tu ne peux t’empêcher de penser que d’autres ne veulent pas louer un appartement  ou acheter une maison où il y a trop de gens comme toi.

14. a) les immigrés te disent que tu n’es pas une immigrée mais une vraie Québécoise.

b) les “gens comme toi” disent que tu n’es pas comme eux, mais que tu es une vraie Québécoise.

15. a)   une preuve de résidence est  requise  pour t’inscrire à un cours hors programme (parce que tu n’es pas née ici), alors que tu es étudiante graduée à temps plein dans la même université où est donné le cours.

b) une preuve de résidence est  requise pour t’inscrire à un cours universitaire recommandé pour ton emploi (parce que tu n’es pas née ici), alors que tu es enseignante à temps plein dans le même lieu où est donné le cours.

c) une secrétaire te dit: ” Je connais un prof qui est né en Ontario et qui devait prouver sa résidence au Québec. C’est encore pire pour lui.” Puis, elle te redit de différentes manières afin que tu comprennes que ce qui est exigé de toi est tout à fait normal puisque tu es née à l’extérieur du pays, alors que c’est injuste pour une personne née au Canada.

16.  les compliments sont accompagnés du message que tu ne fais pas partie des leurs, mais d’un autre peuple, par exemple: “Vous autres, les Asiatiques, vous avez de si beaux cheveux” – “Ces gens-là ont de si beaux cheveux.” – “Vous êtes si mince. Je suis curieuse. Est-ce parce que vous vous nourrissez si bien, les Asiatiques, ou parce que vous faites attention à votre ligne?” – “Vous autres, vous êtes bons en maths.” – “Ces peuples-là sont des gens très travaillants.”

17. tes propres parents blâment l’hérédité ou la génétique pour tes défauts.

18. les autres enfants de ton père prennent des photos de famille et disent: “on va prendre une photo de papa avec les enfants”, puis “on va prendre une photo de papa avec la fille et la belle-fille” et tu ne fais pas partie des photos famille.

19. ton chum dit en blague qu’il travaille à l’immigration, qu’il t’a trouvée à l’immigration ou que tu serais une bonne geisha et sa famille et tes “amis” d’église rient de ses blagues.

20. a) l’enfant de ton chum rit de tes yeux bridés et ton chum le laisse faire.

b) les petits-enfants de ton amie d’église font des blagues à propos de Japonaises en tirant les paupières devant toi et ton amie rit avec eux.

b) la mère de ton chum te téléphone pour que tu acceptes l’invitation de son fils à aller dans sa famille, mais elle dit incessamment qu’elle ne veut plus de petits-enfants et qu’elle en a bien assez de petits-enfants; et le jour qu’elle devient ta belle-mère, elle dit à la réception de ton mariage qu’elle ne veut pas avoir de petits-enfants (venant de toi).

21. ta tante te demande si tu peux différencier un Chinois d’un Coréen ou d’un Japonais parce que tous les Asiatiques sont pareils selon elle, “mais toi qui es Coréenne, tu devrais pouvoir les différencier”; tu lui a déjà répondu (que tu ne pouvais pas car tu es une Blanche avec les perceptions des Blancs, mais elle continue de ramener cette question à chaque fois que tu la vois.

22. ta tante te dit: “on a acheté une belle p’tite auto coréenne, es-tu contente? Elle vient de la Corée comme toi.”

23. a) lors d’une fête (jour de l’an, Noël, etc), quelqu’un te demande comment on célèbre cette fête dans ton pays.

b) des gens te posent des questions sur la culture de ton pays (de naissance) ou ta langue (maternelle).

24.  tu lis sur le site web de la Fédération des Québécois de souche que tu n’appartiens pas au peuple dont fait partie ta famille à cause de ton sang.

25. tu te joins au groupe de Meetup, Montreal Korean Language & Culture Centre, pour  réapprendre ta “langue maternelle” qui est devenue une langue étrangère (car tu n’appartiens pas au groupe de Coréens à cause de ta langue et ta culture québécoise, et tu n’appartiens pas non plus au groupe des non-Coréens à cause de ton physique).

26. tu songes à retourner vivre dans le pays d’où tu viens et tu apprends que tu n’as pas la citoyenneté de ton pays de naissance.

Partie B) Tu sais que tu n’appartiens nulle part quand…

1. tu es en voyage dans le pays d’où tu viens.

2.  les questions qui te sont posées par des inconnus dans le pays où tu vis te sont posées dans le pays d’où tu viens, à savoir “d’où tu viens?”, “es-tu Chinoise? Japonaise?”, suivies de “alors, comment se fait-il que tu ne parles notre langue?”

3. un adopté de ton groupe de voyage se fait attaquer par des jeunes parce qu’il est n’est pas Coréen, mais un Américain.

4. des inconnus t’abordent dans les rues ou  tu veux les aborder (mais tu ne comprends pas leur langue).

5. tu poses une question à tes amis (“pourquoi la Corée envoie encore ses enfants en adoption alors qu’elle est si riche maintenant?”) et l’un d’eux te répond en colère: “YOU, you say “you” to your fathers, you speak to your fathers the same way you speak to your dogs, but we don’t criticize you, so don’t criticize US!!!!” [VOUS, vous dites “tu” à vos pères,  vous parlez à vos pères de la même façon que vous parlez à vos  chiens, mais nous ne vous critiquons pas, alors ne NOUS critique pas!!!”]

6. tu te retrouves avec ta famille qui a le même sang que toi (car tu ne comprends pas leur langue et tu es de culture québécoise et eux sont de culture coréenne).


This is a list (not ordered) of some of the moments when I know (knew) that I don’t belong (didn’t belong) anywhere in the country where I live (Part A) and in the country where I came from (Part B). It is basically my own personal experience as a Korean adopted to Quebec.

Part A) You know you don’t belong anywhere when…

1. strangers ask you where you’re from or your nationality.

2. a) your answer to the question “Where are you from?” is followed by more questions or comments such as “Where are you really from?”- “I mean what’s your country of origin?”- “I meant where you were born?” -“I mean what’s your nationality?” – “Funny, I thought you were from China” – “We were wondering because it’s obvious you’re not from here”- “I was wondering because I have a colleague from Vietnam.” “… because I’m going on a trip to Thailand in two weeks,”etc.

b) your answer to the question “what is your nationality?” is followed by more questions or comments such as I mean your real nationality” – “I mean the nationality of your parents?” – “What was your nationality before becoming Canadian?” etc.

3.  strangers ask you your ethnicity, or more precisely they ask you if you’re Chinese, Vietnamese or Japanese.

4 a) you’re with your parents and people speak to you in English while they speak to your parents in French, even if you told them that you speak French.

b) white born Quebecers tell you that you speak French well or they congratulate you for speaking their language so well.

c) they speak  to you very slowly (in French) to be sure you understand them.

5. you’re threatened (verbally or physically) because you have a Chinese face.

6. you hear a child asking how you’re different and her mother replying (touching the part of the child’s nose where yours is flat): “It is because these people don’t have this. ”

7. your parents bring you to a Korean community church and you realize you don’t speak their language and your parents are different than other parents and you feel alone, rejected and different as much as when you’re at school.

8 a) strangers or neighbors call you “”Lil’ Chinese” or “damned Chinese””

b) a child says pointing at you, “Look mom, a Chinese!”

c) a child/children stare at you (obviously because of your slant eyes), or adults look at you (obviously because you have a foreign appearance).

9. the day after your first vote, a classmate in anger implies that you’re an immigrant who shouldn’t have the right to vote.

10. your vote in the referendum is called “ethnic vote”, while the votes of your parents are called “freedom of choice”.

11. a) you’re told to go back to your country if you’re not happy.

b) you’re anxious every time you hear a white Quebecer saying, “they can go back to their country if they’re not happy.”

12. your classmate says her boyfriend hates immigrants, then she looks at you and says, “oops, I’m sorry, but that’s it, I can’t do anything.” (Knowing that your colleague is of Italian descent, you say yourself that if only you had the skin of your (adoptive) parents , no one would ever reject you.)

13. a) while  you’re in front of your apartment door (in Montreal), you hear a woman who visits the building asking the janitor, “Are they many people like her, here?” and you hear the janitor replying her in a whisper that there are not too many people like you.

b) your mother points out to you that in her condo building in Florida, there are no black people (because according to a condo rule, any buyer has to be referred by a condo owner and has to be approved by all the board members. “It’s racist,” she says to you, “but the presence of blacks would devaluate the condos”) and you notice that there are no Asian either (most likely for the same reason), and you remember that day when a white Quebecer said of you, “Are they many people like her?”

c) you’re visiting houses and your aunt who accompanies you to help you in choosing a house tells you, “Don’t buy here, it won’t be good. There are too many of these people (Muslim families); all these veils (muslim women) will devalue your house and later you’ll never get to sell it at a good price … ” and you can not help but to think that people don’t want to rent an apartment or buy a house where there are too many people like you either.

14. a) immigrants say you’re not an immigrant, but you are a real Quebecer.

b) “people like you” say you’re not like them, but you’re a real Quebecer”

15 a) proof of residency is required to enroll to an extracurricular course (because you were not born here), while you’re full-time graduate student at the same university where the course is given.

b) proof of residency is required to enroll to a recommended course for your job (because you’re not born here) while you’re a full-time teacher in the same place where the course is given.

c) a secretary tells you,”I know a teacher who was born in Ontario and yet he had to prove residence in Quebec. It’s even worse for him.”  Then she repeats you in different ways so that you understand what is required of you is quite normal since you were born outside the country, but it’s unjust for a person born in Canada.

16. a) compliments come with the message that you are not part of them, but part of another people.  For example: “You, Asians, you have such beautiful hair” – “These people have such beautiful hair .” – “You’re so thin. Is it because you Asian people eat so well or  because you  watch your figure?” – “You guys are good at math.” – “These people are hard working people.”

17. your own parents blame heredity or genetics for your faults.

18. the other children of your father take family pictures and say “lets take a picture of dad with the kids,” and then “lets a picture of dad with the daughter and daughter-in-law,” and you ‘re not in their family pictures.

19. a) your boyfriend jokingly says he works for the immigration, that he found you at the immigration or that you’d be a good geisha and his family and your “friends” of churh laugh at his jokes.

b) the grandchildren of your church friend say bad jokes about Japanese women pulling their eyelids at you and your friend laughs with them.

20. a) the child of your boyfriends laughs at your slant eyes and your boyfriend lets him do.

b) the mother of your boyfriend calls you on the phone to beg you to come to their family party, but she says incessantly that she doesn’t want any more grandchildren or that she has enough of grandchildren; and again the day she becomes your mother-in-law, at the reception of your marriage, she tells everyone that she doesn’t want any grandchild from you.

21. your aunt asks you if you can differentiate a Korean from Chinese or Japanese because  Asians are all alike according to her, “but you who are Korean, you should be able to differentiate”; you already answered her (that you can’t because you’re a white person with the perception of white person), but she continues to bring this issue every time you see her.

22. your aunt tells you, “we bought a nice Korean car, are you happy? It comes from Korea just like you.”

23. a) during a party (Christmas, New Year Day, etc), someone asks you how they celebrate it in your country?

b) people  ask questions about your culture or your mother tongue.

24.  you read on the website of the Fédération des Québécois de souche that you don’t belong to the people  which your family belongs to.

25. you join the Meetup group, Montreal Korean Language & Culture Centre, to relearn your “mother tongue” which became a foreign language (because you don’t belong neither to the group of Koreans because of your language and your Quebec culture, nor the group of non-Koreans because of your body.

26. you’re thinking of returning to the country where you come from and you learn that you don’t have the citizenship and you would need to do the same steps that a foreign born person to recover your citizenship.

Part B) You know you don’t belong anywhere when…

1. you’re in the country where you came from.

2. the questions asked to you by strangers in the country where you live are asked to you by strangers in the  country where you come from, namely “where are you from?”, “Are you Chinese? Japanese?” followed by “so how is it that you do not speak our language?”

3. an adoptee of your group is attacked  because he’s not a Korean, but he’s an American.

4. strangers speak to you or you want  to ask question to them because you don’t neither speak nor understand their language.

5. you ask a question to your friends (“why Korea still sends her children for adoption when it is so rich now?”) And one of them responds angrily: “YOU, you say “you” to your fathers; you speak to your fathers the same way you speak to your dogs, but we don’t criticize you, so don’t criticize US !!!!”

6. you find yourself with your family who has the same blood as you (because you do not understand their language and Quebec culture you are and they are Korean culture).

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Quand tu es transracialament adopté(e) au Québec  par une famille de Québécois de souche…

Tu parles français,
Tu es de culture québécoise,
Tu portes un nom canadien français,
Tes parents sont Québécois de souche;
Ton certificat de naissance porte leurs noms.
Tes grand-parents, oncles, tantes, cousins et cousines sont Québécois de souche,
Ton nom est écrit sur leur arbre généalogique.

Mais tu ne fais pas partie du peuple québécois de souche [Voir les définitions d’un Québécois de souche et d’un peuple sur le site Fédération des Québécois de souche] à cause de ton sang.

“Le Québec est actuellement en train d’être colonisé par ses immigrés”, dit la Fédération des Québécoise de souche [lien]. Tandis que le Québec est actuellement en train d’être colonisé par ses immigrés, des enfants sont adoptés (achetés, importés et colonisés) par les Québécois [lien].

En ce qui me concerne,  mon corps a été importé et mon être entier a été colonisé par les Québécois de souche. Je suis si bien colonisée que j’ai cru fermement pendant de nombreuses années que j’étais une Québécoise de souche jusqu’à ce que je lise le site de la Fédération des Québécois de souche;  si bien colonisée que j’oublie encore trop souvent que je n’en suis pas une; si bien colonisée que le peuple de mon sang ne me reconnaît pas comme étant des leurs.

“Nous vivons une crise identitaire provoquée par plusieurs courants et cette crise nous sera fatale si rien n’est fait”, disent les Québécois de souche [lien].  Et les personnes adoptées qui sont adoptées par des Québécois de souche sont colonisées, ont leur identités changées  et vivent une crise identitaire permanente  plus grave et cette crise leur est fatale que leurs colonisateurs. Et d’autres enfants seront convoités, achetés, adoptés, colonisés et leurs identités changées par des Québécois de souche parce que rien n’est fait pour arrêter l’adoption internationale. Certaines personnes adoptées sont si bien colonisées qu’elles se croient sauvées par leurs colonisateurs et parlent pour l’adoption internationale.

Tandis que les Québécoise de souche ont choisi la résistance active face au mondialisme, au multiculturalisme et autres lubies qui tentent de les homogénéiser, de les couper de leurs racines,  des Québécois de souche convoitent les enfants des pays pauvres, les achètent,  coupent leurs racines, les importent, les adoptent, changent leurs identités et les colonisent.

Si les Québécois de souche sont victimes de dépossession, leurs adoptés sont victimes d’une plus grande dépossession. Car ce qui est pire que d’avoir son sol colonisé par les immigrés, c’est d’avoir son corps acheté,  transporté dans un autre sol et avoir tout son être colonisé (si bien colonisé que l’on s’identifie au peuple qui l’a colonisé et que l’on est rejeté par le peuple de son sang à cause sa culture et sa langue) puis d’être rejeté par les colonisateurs dans le même lot que les immigrés à cause de son sang.

 

 

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